Plusieurs centaines de millions de bouteilles d'eau sont vendues chaque année sur le marché sénégalais. A côté de l'opérateur garantissant le service public d'accès à l'eau, de plus en plus d'acteurs se partagent la manne de l'eau en bouteille.

En 1995, le Sénégal réforme son secteur de l’eau potable et de l’assainissement en milieu urbain (loi 95- 10 du 7 avril 1995). La Réforme sépare le sous-secteur de l’eau de celui de l’assainissement et des eaux pluviales, et crée trois entités en lieu et place de la SOciété Nationale d’Exploitation des Eaux du Sénégal (SONEES): la SOciété Nationale des Eaux du Sénégal (SONES), société anonyme à capitaux publics, concessionnaire de l’Etat pour la gestion du patrimoine hydraulique urbain, la Sénégalaise Des Eaux (SDE), société à capitaux privés, fermière de l’Etat et de la SONES, pour l’exploitation des services d’eau urbains et l’Office National de l’ASsainissement (ONAS), établissement public, en charge de l’assainissement des eaux usées et du drainage des eaux pluviales.

S’agissant du sous-secteur de l’eau potable, la Réforme est résolument orientée vers la recherche d’une plus grande efficacité : les pertes d’eau doivent tomber à 15% au-delà de 1999 et le taux de recouvrement des factures s’élever à 97% à compter de 1998. La Réforme vise aussi l’autonomie financière du sous- secteur. A court terme, l’équilibre est recherché en exploitation : les recettes du fermier, la SDE, proviendront exclusivement des factures encaissées auprès des abonnés (domestiques et Administration) et des fontainiers. A moyen terme, l’équilibre financier concerne aussi le patrimoine : la SONES doit équilibrer ses comptes à horizon de huit ans, et être en mesure de financer le développement des équipements grâce à la redevance qui lui est reversée par le fermier, et qu’il collecte sur les abonnés à travers la facture d’eau.

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